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Revue de Presse 1 - MEDALComposer et ses applications

   

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Janvier 2014



red led LA TRIBUNE - février 2008 - Article : "Medal mets les puces et l'électronique en musique"



SCIENCE ET VIE MICRO

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n°182 - Mai 2000

red led SCIENCE ET VIE MICRO
n°182 - Mai 2000
Article de Béatrice Perret du Cray

Génération automatique d'œuvres numériques
MEDAL : 50 milliards de musiques sur 200 ko

Une invention croisant musique, mathématique et informatique met à jour un débat juridique non tranché : celui de l'originalité et de la paternité des œuvres générées automatiquement . MEDAL dépasse l'imagination : il compose à la demande 100 morceaux par seconde, parmi 50 milliards de musiques possibles, toujours harmonieuses… Et le programme tient sur 200 ko ! L'inventeur a dû résoudre le dilemme posé par ce vide juridique : protéger son invention, ses applications ou protéger chacune des musiques créées par son bébé ?
Un jour pourtant faste en inspiration musicale, René-Louis Baron, compositeur depuis l'âge de 15 ans et féru d'informatique lance un défi à son Atari 1040 ST, persuadé qu'une machine est capable de créer de la musique grand public simplement en calculant et en transformant des nombres en notes. Il suffirait de lui apprendre à composer seule, non pas de la musique concrète, expérimentale, mais une musique cohérente dont il est possible de retenir la mélodie.
En termes d'illustration musicale, le jeu en vaut la chandelle : musique au kilomètre, ambiances musicales quotidiennes (supermarchés, ascenseurs, bureaux, en tâche de fond…), signalisation sonore pour accompagner en musique la navigation sur le Web.
Dix ans plus tard, l'élève surpasse le maître - et de loin, du moins en termes de productivité : MEDAL est le premier programme informatique capable de générer automatiquement des milliards de musiques populaires, appelables par leur numéro. Sa dernière version tient, et c'est là toute l'invention, sur 200 ko.
En septembre 98, dérouté par les possibilités de son bébé, Baron en dépose le procédé auprès de l'INPI tout en prenant contact avec sa société de défense préférée, la SACEM, dont il est l'un des 83500 membres. Il souhaite son avis sur les problèmes de droits d'auteurs nouvellement posés par une invention qui le dépasse et cherche à collecter les informations nécessaires à la mise en place d'un système de protection minimal.
Il faut une année pour rencontrer deux fois la gardienne de l'antériorité des oeuvres musicales :
Le fils Baron, également membre de la SACEM se présente devant le chef des services musicaux avec un CD de 20 morceaux et lui fait part des capacités de MEDAL . Il n'assiste à aucune démonstration et ne voit pas de partition, même si les Baron peuvent en fournir à la pelle. Les Barons essuient un refus de dépôt, la génération automatique d'œuvres n'étant pas prévue dans le code de la propriété intellectuelle. Pour ces services chargés de vérifier l'originalité des œuvres et de recevoir les nouveaux projets, MEDAL n'est pas de la musique, mais un programme qui pourrait tout aussi bien générer du texte ou des images. Un conseil : s'adresser à l'Agence pour la Protection des Programmes, qui depuis 82 permet de protéger l'antériorité de toute œuvre numérique.
Outre qu'elle n'est pas adaptée à la gestion de telles masses de musiques, accepter le dépôt poserait un sérieux problème à la SACEM : un seul de ses membres serait en situation de détenir plus de 99, 5 % de l'ensemble des dépôts. La lettre certifiant le refus est toujours attendue.
Sur les conseils de Daniel Duthil, Président de l'APP, une solution originale a été choisie pour protéger MEDAL : le déposer à la fois comme logiciel (il fabrique des musiques à la demande) et comme base de données (il fait office de banque de morceaux, virtuellement appelables par leur numéro). Le régime des bases de données a l'avantage de protéger à la fois les données et la structure de la base et d'en interdire toute extraction substantielle sans autorisation de l'auteur.
Une première application commerciale est prévue d'ici 3 à 6 mois : un plug-in téléchargeable gratuitement permettra aux internautes d'entendre les musiques MEDAL que les développeurs de sites sous licence ont choisi et encodé à même les pages Web pour illustrer un contexte particulier. Les compositions musicales étant générées localement sur les postes clients par identification du code implémenté, la navigation en musique devient possible sans empiéter sur la bande passante.
L'illustration musicale à moindre coût intéresse vivement les professionnels du multimédia (CD-Rom, jeux vidéo, univers virtuels) qui souhaiteraient une signalisation sonore thématique ou des musiques d'ambiance adaptées à l'action en cours ou aux caractéristiques des utilisateurs.
Elle concerne aussi tout dispositif électronique capable d'embarquer une puce MEDAL actuellement en développement (caméras, poupées, répondeurs, serveurs vocaux, téléphones portables…).
L'invention a bien sûr été repérée par des multinationales travaillant dans le même sens depuis des années. Pour Baron, il s'agit de réduire les risques et non pas de prendre une option sur toute la musique à venir ; il entrevoit même un nouveau métier, pour lequel il se dit prêt à fonder une école dans quelques années : faire de MEDAL une " œuvre ouverte " pour former des élèves à la programmation de systèmes experts d'aide à la composition musicale. En accédant directement au code source du logiciel, ils seraient en mesure d'implémenter leur empreinte personnelle et d'ainsi participer à l'évolution de la génération automatique de musiques. A l'entendre, son invention ne peut pas se substituer à l'imagination créatrice du musicien : elle lui sert de muse, d'outil à penser la composition musicale et lui ouvre de nouveaux domaines d'expérience.
La SACEM est la société de gestion collective, chargée de la perception et de la répartition des droits des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique depuis 1851 ; elle gère les droits sur plus de 4 millions d'œuvres françaises et étrangères et le dépôt des partitions de 200 000 œuvres par an. Elle a su évoluer en acceptant désormais le dépôt des musiques électroniques dans un format audio (cassette ou CD). L'APP compte 8000 membres et a participé en 94 à la création d'InterDeposit, la fédération internationale de l'informatique et des technologies de l'information. Elle lutte au niveau mondial contre la contrefaçon des œuvres numériques et a mis en place un système d'identification qui repose sur un référencement en ligne. Un certificat IDDN (InterDeposit Digital number) est attribué à l'auteur qui l'intègre à l'œuvre déclarée ; il l'accompagne dans toutes ses reproductions et représentations et permet de consulter des informations relatives à ses ayant-droits et à ses conditions d'exploitation.
Le dilemme de l'inventeur - protéger son invention en tant que telle et la commercialiser ou déposer les œuvres qu'elle génère et essayer de les placer - est lié au fait que pour la première fois, des musiques générées automatiquement sont susceptibles d'être exploitées sur un marché grand public. MEDAL pouvant également être utilisé dans des lieux publics pour générer inlassablement de la musique libre de droits toujours différente, il tombe dans un débat au cœur même du principe fondateur du droit d'auteur : la question de l'originalité de l'œuvre. Une musique générée automatiquement, choisie parmi des milliards de possibilités est-elle une oeuvre originale, peut-on y reconnaître l'empreinte d'un auteur ?
Pour un juriste de l'APP, la question ne peut être tranchée que dans le cadre d'un jugement, suite à une contestation. Plusieurs options existent : parce qu'il manipule le code et fait évoluer son programme en intégrant de nouvelles contraintes en forme de cahier des charges, l'inventeur crée des œuvres originales avec cet outil informatique. Si le logiciel générait des musiques d'une manière totalement aléatoire, elles ne seraient pas protégeables comme œuvres originales. Du côté des utilisateurs, tout dépend de la latitude laissée pour agir en temps réel sur la composition automatique : la qualité de l'interactivité et des manipulations autorisées via l'interface de paramétrage pourrait déterminer le statut de la musique créée. Avec l'autorisation de l'auteur du programme, un utilisateur serait alors en mesure de déposer une adaptation.
L'inventeur ne part pas d'une chimérique théorie unifiée de la musique, mais bien de sa propre pratique, auto-analysée : avec une infinie patience, il enseigne toute son expérience à son Atari, le rendant dépositaire de ses connaissances éclectiques et de ses recettes en matière de création musicale. Versions après versions, il trouve des solutions empiriques à chaque problème rencontré et parvient à élaborer un programme capable de composer de manière autonome et de piloter n'importe quel périphérique sonore compatible avec la norme General MIDI.
MEDAL ne sait que manipuler des suites de nombres et les agencer par le calcul, suivant un procédé mathématique qui fait l'objet d'un brevet valable sur 53 domaines d'application.
La musique automatique compte 4 brevets antérieurs à MEDAL . Mais contrairement au nouveau procédé, ces dispositifs reposent sur le tirage aléatoire de séquences pré-existentes (ce qui les rend nettement plus lourds et rarement harmonieux). MEDAL ne repose que sur du calcul et des contraintes de composition. On parle de génération semi-aléatoire : les séquences sont tirées au hasard sous la contrainte de l'intelligence musicale implémentée par l'inventeur, qui agit comme un filtre de manière à ce que les morceaux générés soient toujours agréables à écouter.
Le secret est de débuter par des mélodies simples et d'opter pour un programme très dépouillé avec peu de notes, puis de le faire évoluer en complexité en affinant au fur et à mesure. " J'ai même implémenté des tics, des hésitations, de très légers défauts de justesse… "
Les conditions vécues de la création musicale ont été paramétrées et agencées en un programme d'environ 16 000 lignes, jonglant avec quelque mille variables et compilé en C++. Le tout sur 200 ko. Sur la base du tirage d'une suite harmonique sur laquelle se greffe un tempo, se construit une mélodie, se bâtit une orchestration, un arrangement, il compose jusqu'à 2 milliards 137 millions de morceaux possibles par orchestre disponible, soit des combinaisons à chaque fois différentes à générer en faisant son choix parmi une cinquantaine de styles musicaux. Son répertoire est des plus variés : rock, jazz, blues, classique, techno, musique indienne, orientale, afro-cubaine, brésilienne…voire muzak.
" Un genre de juke-box inépuisable avec de forts débouchés dans la musique d'ambiance ; j'attends de voir l'interface pour paramétrer le programme à ma sauce et savoir s'il peut effectivement s'utiliser comme un outil de travail supplémentaire. Et je suis curieux d'essayer la navigation en musique : une aide à l'orientation sur le Web ? " - Un musicien qui n'a pas peur de MEDAL .



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